Projets urbains

Dessiner des stratégies urbaines pour le territoire en respectant son histoire et son identité, accompagner les élus et leurs services dans la conduite des politiques urbaines, préparer au mieux l’intervention des équipes de maîtrise d’œuvre et architecturales : tels sont les objectifs des études menées par Scalen.

Plaines Rive Droite : actualisation du schéma de cohérence

Le territoire des « Plaines Rive Droite » est stratégique, tant en termes de potentiel foncier que de perspectives de développement. C'est dans cette optique que, dès 2009, la Métropole du Grand Nancy a mené des démarches, en
partenariat avec les 7 communes concernées, visant à définir un projet de développement au travers d'un schéma de cohérence. Il dessine les grands principes d'urbanisation, sous le signe de la cohérence urbaine et du développement durable, dont les espaces les plus influents sont l'aéropôle Grand Nancy Tomblaine, la caserne Kléber et la ZAC Coeur Plaines Rive Droite.
En 2019, l'Agence a poursuivi sa mission d’accompagnement de la Métropole, en partenariat avec la Solorem, dans  l'actualisation de ce schéma de cohérence, en intégrant les nouveaux enjeux de mobilités liés au renouvellement et l’extension de la ligne 1 du tramway et de la Trame verte et bleue analysée dans le cadre de l'élaboration du PLUi-HD de la
Métropole.

Charte de l'aménagement des espaces publics

L’Agence Scalen accompagne la Métropole du Grand Nancy dans sa démarche de projet de charte d’aménagement des espaces publics. À l’instar de plusieurs métropoles françaises, la charte a pour ambition d’apporter un cadre commun de référence à tous les intervenants sur le territoire du Grand Nancy, afin de renforcer la cohérence des espaces publics qui participent à l’image de la Métropole. Elle servira de document de référence pour tous les intervenants dans le domaine des aménagements urbains : maître d’ouvrage, aménageurs, maîtres d’œuvre, entreprises, communes, etc.

L’objectif du projet est de définir des principes d’aménagement selon les enjeux de chaque typologie d’espace public. Il doit aussi permettre de coordonner et d’harmoniser les bonnes pratiques en termes d’aménagement à l’échelle de la Métropole.

À terme, la charte comportera 3 volets :

  • Portrait et enjeux d'aménagement de la Métropole du Grand Nancy.
  • Référentiel commun d’aménagement des espaces publics et grille d’analyse.
  • Cahier de prescriptions techniques de la Métropole.

 

Suite à la finalisation du diagnostic en fin 2018, l’Agence Scalen a assuré en 2019 le suivi de la démarche avec la participation à deux COPIL. La charte d’aménagement des espaces publics de la Métropole a été adoptée en janvier 2020.

Réflexions sur l'aménagement des abords du stade Marcel Picot à Tomblaine

Le stade la Métropole du Grand Nancy est un équipement urbain situé sur le ban communal de Tomblaine. Afin d’assurer en priorité la sécurité du public lors des différentes manifestations au sein de l’équipement d’une capacité de 20 087 places, une réflexion a été menée sur les possibilités d’aménagement du boulevard Jean Jaurès situé le long de la façade 
principale du stade, et de de la relocalisation des aires de stationnements à proximité immédiate de l’équipement.
L’objet de cette réflexion a mené à la proposition et la vérification de différents schémas d’aménagement en vue de la création d’un parvis face au stade, afin de mettre en valeur les abords du plan d’eau de la Méchelle qui poursuit l’axe de la rue Charles III à Nancy et son pourtour comme un espace public majeur de la Métropole. Trois hypothèses ont été étudiées pour l’aménagement du boulevard Jean Jaurès : le dévoiement du tronçon situé le long du stade en bordure du plan d’eau, le détournement sur l’arrière du stade et le maintien en lieu et place après adaptation.

Relocalisation des archives municipales à Nancy

Les archives municipales sont accueillies dans un bâtiment rue Henri Bazin à Nancy, devenu au fil du temps trop exigu. Au-delà de la configuration des locaux, la capacité de l’équipement atteint actuellement un niveau proche de la saturation, problématique majeure influant également sur le niveau de conservation des documents. Dans le cadre de la mutabilité du
foncier public au sein de la Métropole du Grand Nancy, un travail de réflexion a été engagé pour trouver, au sein des
emprises libérées ou sur le point de l’être, une possibilité de relocalisation de ses archives municipales. Les travaux réalisés par Scalen ont permis de définir les différents besoins et une évaluation des surfaces nécessaires. La relocalisation d’un tel équipement doit prendre en compte les contraintes déterminantes de surfaces, de volumétries, de structures
ou de localisations. Les bâtiments de l’ancienne faculté de pharmacie (rue Lebrun et rue Lionnois), et de la Direction des  services départementaux de l’Éducation Nationale de Meurthe-et-Moselle (rue d’Auxonne) ont été étudiés et fléchés pour l’accueil de l’équipement.

Accompagnement du projet de création d'une auberge de jeunesse à Nancy

L’auberge de jeunesse séduit de nouveau les voyageurs, jeunes et moins jeunes. L’image de ce type d’hébergement s’est en effet renouvelée afin de répondre aux attentes d’une nouvelle clientèle, plus soucieuse de son confort, avec des  services proches de ceux des hôtels traditionnels (restauration, équipements modernes, prestations…). L’Agence a mené une réflexion afin d’accueillir de nouveau ce type d’équipement dans la ville-centre. Après avoir réalisé un benchmark des nouveaux concepts dernièrement ouverts en France et en Europe pour des villes ou agglomérations d’échelle comparable, l’Agence 
a mené une analyse qui lui a permis de déterminer le type de concept et les capacités adaptés à la Métropole, d’évaluer la  faisabilité opérationnelle de ce projet, avant de prospecter et cibler des investisseurs potentiels.

Analyse urbaine du quartier Artem à Nancy

À l’interface des villes de Vandoeuvre-lès-Nancy et de Nancy, le quartier Haussonville-Blandan a longtemps vécu au rythme de ses casernes. À la fin des années 1990, l’annonce de la désaffection des sites militaires de Blandan et de Molitor a
finalement constitué une opportunité de reconquête urbaine. Afin de renforcer l’attractivité étudiante de la Métropole, la reconversion de ces 10 hectares de « friches » s’est orientée vers l’enseignement et la recherche. À la fois projet fédérateur et nouvelle polarité grâce à la concentration d’équipements majeurs, Artem est un haut lieu stratégique de par
son appartenance au Technopôle Henri-Poincaré, ses dynamiques de développement en cours et ses opportunités foncières non exploitées. 
En 2019, l’Agence a mené un travail exploratoire du quartier Artem (de la place du Vélodrome à la place de Padoue et de Grand Nancy Thermal à Haussonville) moyennant 2 volets : 
• Une approche rétrospective multithématique et la formulation des principales tendances observées pour la période 2006-2016.
• Une approche prospective avec la réalisation d’une cartographie des potentialités foncières restantes et des projets en cours dans les secteurs en mutation identifiés à ce jour (Nancy Thermal, cité judiciaire…), ainsi que les incidences  potentielles que chacun pourrait avoir sur le fonctionnement à venir du quartier.

Le quartier des hôpitaux centraux à Nancy : mutabilité des bâtiments et modes opératoires

Le quartier des hôpitaux centraux s’apprête à connaître, d’ici 2025-2030, un certain nombre de changements qui vont l’affecter dans son occupation, son fonctionnement, et son rapport au reste de la ville de Nancy et à la Métropole du Grand Nancy. Le projet campus de l’Université de Lorraine a été transféré, dès septembre 2018, sur le plateau de Brabois, incluant les facultés de pharmacie (site Lebrun et Lionnois) et d’odontologie. Parallèlement, les services du CHRU
réorganisent leur implantation sur la Métropole au travers d’un schéma directeur immobilier et technique. Cette restructuration, échelonnée entre 2020 et 2028, va engendrer la fermeture et le transfert, sur le site de Brabois, d’une partie significative des établissements des hôpitaux centraux. Le départ des facultés, couplé avec le transfert des structures hospitalières va provoquer une libération d’un grand nombre de bâtiments emblématiques et symboliques de ce quartier. Ceux-ci représentent un potentiel bâti à réinvestir, bénéficiant d’une situation privilégiée : plus de 18 hectares à
proximité de l’hyper-centre et de la ville de Charles III. 
À la veille de cette profonde mutation urbaine, le travail de réflexion engagé par la Ville de Nancy permet d’apporter un éclaircissement aux différents questionnements portant sur les possibilités de mutation et réhabilitation des bâtiments.  Afin de disposer d’un panel élargi, le choix s’est porté plus précisément sur des constructions variées dans leur état de conservation, au patrimoine architectural recouvrant différentes périodes d’édification du XXe siècle, des années 1920 à 1960.

La maternité régionale (datant de 1929), l’ex-faculté de pharmacie rue Lebrun (datant de 1936), et l’ex-bâtiment de l’Établissement français du sang rue Lionnois (datant de 1962), ont plus particulièrement été étudiés pour leurs  spécificités et problématiques particulières et des possibilités d’orientation programmatique ont été avancées.
À la suite des orientations d’aménagement proposées sur le quartier Saint-Pierre Bonsecours, l’Agence Scalen a poursuivi les réflexions sur les modes opératoires à privilégier. Dans un contexte de renchérissement du foncier et de raréfaction des financements publics, il s’agit de proposer des modes d’intervention où la collectivité est initiatrice et pilote du projet sans recourir à une maîtrise foncière massive. En effet, le recours à une Zone d’aménagement concertée (ZAC) unitaire où l’aménageur achète de grandes emprises foncières et valorise l’ensemble sur une longue période peut s’avérer très coûteux. Aussi, dans un contexte d’incertitude, créer une ZAC pour une opération longue entraînera une multitude de modifications.
La stratégie proposée qui repose sur le principe de l’urbanisme négocié, est de découper le territoire en sept entités adaptées à la libération progressive des emprises et de recourir à un « mix opérationnel » adapté à chacune : concession d’aménagement hors ZAC, appels à manifestation d'intérêt, appels à projets innovants, projet urbain partenarial, permis d’aménager, cession de gré à gré, bail à réhabilitation..., la mise en oeuvre de cette approche 
négociée étant accompagnée par la mobilisation des ressources du PLU (OAP, secteur de projet…).

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation.