Les cahiers de l’Aduan n°19 L’essor du e-commerce

Si le e-commerce connaît en France un développement très rapide (+ 13 %
par an), il ne s’oppose pas au commerce traditionnel dont il se révèle complémentaire.
En effet, peu à peu, les commerces traditionnels arrivent sur internet et devancent même les pures players (entreprises oeuvrant uniquement sur le web) dans certains secteurs, comme par exemple l’équipement de la maison.

Par ailleurs, la démocratisation des smartphones connectés à internet, et le
développement d’applications mobiles contribuent fortement à modifier les
comportements d’achat des ménages. Ceux-ci ont désormais accès en direct à des
informations leur permettant de comparer les produits, de choisir entre plusieurs
canaux de vente et plusieurs solutions de livraison (livraison à domicile, dépôt en
relais colis, réservation en magasin, dépôt en consigne, drives…).

Dans ce nouveau système, les commerces traditionnels ne sont pas forcément
« perdants ». Les clients panachent leurs achats entre le e-commerce et les commerces traditionnels en fonction de différents critères (prix, qualité de service, d’accueil…). Le commerce traditionnel, bien connecté à internet et aux applications numériques, offrant une bonne qualité d’accueil et de service, et proposant une belle mise en scène des produits, reste tout à fait concurrentiel avec le e-commerce.

Toutefois, les nouvelles applications numériques et les innovations du e-commerce
(drives, consignes, point relais) requestionnent les réglementations qui régissent
aujourd’hui l’espace public, les enseignes, la publicité. Celles-ci devront sans doute
évoluer à l’avenir pour encadrer de nouvelles pratiques (stationnements minute,
consignes sur l’espace public, partage des données…).

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